dimanche, janvier 21, 2007

anı

dimanche, janvier 07, 2007

Coucher de soleil sur l'Atlantique

On avance pas-à-pas...

Le bateau ivre


(...) Mais vrai j'ai trop pleuré! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeur enivrantes.
ô que ma quille éclate! ô que j'aille à la mer!

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesses, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.




Arthur Rimbaud, derniers vers Le Bateau Ivre

samedi, janvier 06, 2007

Temps pis

Sombre est le souvenir,
Fatigué de s’être trop longtemps laissé entretenir,
Témoin sans nom d’une réalité dont la vie s’échappe,
Trop triste de sa propre existence ; appelé à mourir ? Il ne le sait.
Il s’effiloche, s’estompe et se dégrade. Trop vite.
Vieilli, il se couche dans l’humus du passé, et attend.
Dans cet oubli latent, il mûrit en même temps qu’il se perd.
Des visages oubliés s’y fondent,
Rappellent ce sens volé par l’aiguille ; les fiertés, les bêtises.
Et quand l’adulte revient à ses pensées d’enfant,
Redécouvre un souvenir malmené,
Une larme perle à ses yeux rêveurs
Et donne la vie à l’humus du passé.

Un peu de mythologie

En compagnie de cette chère Polyxène (ou plutôt de son tombeau), dans les environs de Troie (ancienne Asie mineure, côte Nord-Ouest de la Turquie).

Elle fut aimée d'Achille qui la vit pendant une trève lors de la guerre de Troie. Il la fit demander en mariage à Hector. Le prince troyen la lui promit, s'il voulait trahir le parti des Grecs ; mais une condition si honteuse ne put qu'exciter l'indignation d'Achille, sans cependant diminuer son amour. Lorsque Priam alla réclamer le corps de son fils, il mena avec lui la princesse, pour être plus favorablement reçu.
En effet, on dit que le prince grec renouvela sa demande, et consentit même à aller secrètement épouser Polyxène, en présence de sa famille, dans un temple d'Apollon qui se trouvait entre la ville et le camp des Grecs. Pâris et Déiphobe, son frère, s'y rendirent avec Priam, et, au moment où Déiphobe tenait Achille embrassé, Pâris lui porta un coup mortel.
Polyxène, au désespoir de la mort d'un prince qu'elle aimait, et d'en être la cause innocente, se retira au camp des Grecs où elle fut reçue avec honneur par Agamemnon.
Sur la fin malheureuse de cette princesse, il existe deux versions bien différentes :
selon les uns, s’étant dérobée pendant la nuit, elle se rendit sur le tombeau de son époux et se perça le sein ;
une autre tradition plus connue rapporte que Polyxène fut immolée par les Grecs (notamment Néoptolème) sur le tombeau d'Achille. C’est elle qu'ont suivie Euripide dans sa tragédie Hécube, et Ovide dans ses Métamorphoses.

(c'est un héraut qui parle...)

"Prenant par la main Polyxène, le fils d'Achille la plaça debout au sommet du tertre funèbre et j'étais tout auprès. [...] Tenant une coupe pleine, d'or massif, le fils d'Achille l'élève en sa main pour offrir les libations à son père défunt, et il m'enjoint de proclamer l'ordre du silence à toute l'armée achéenne. Et moi, debout, je dis au milieu de la foule : "Silence ! Achéens, que tout le monde se taise ! Qu'on soit muet ! Silence !" Et ma voix fit le calme dans la multitude. Il dit alors : "O fils de Pélée, mon père, reçois ces libations, charme qui attire les morts. Viens boire le sang noir ! accorde-nous de délier les poupes et les amarres de nos nefs, et que d'Ilion un retour favorable nous ramène tous à la patrie !"

Le sang de la belle ne leur a pas porté chance.

Sources : wikipédia ; Euripide, Hécube, v. 523-541

jeudi, janvier 04, 2007

MIAM la France













N'allez pas croire que je ne pense qu'à ça... mais il est vrai qu'on accumule en Erasmus certaines petites frustrations, de petites choses qui ne font pas le sel de notre vie mais qui l'alimentent tout de même (il manque sur la photo une bonne entrecôte au poivre, j'en conviens...).